Ce sentiment de déclassement est plus courant parmi les employés (26 %) et chez les ouvriers peu qualifiés (22 %) que chez les jeunes cadres, agriculteurs, artisans, commerçants et chefs d’entreprise (10 %), chez les personnes en contrat à durée limitée (cdd ou intérim) soit 23 % que chez les jeunes en CDI ou fonctionnaires (14 %).
Chez les 44 % des diplômés niveau bac occupant des postes d’ouvriers ou employés qualifiés,15 % d’entre eux se sentent déclassés :
- Les jeunes titulaires d’un bac général (45 %) ressentent plus souvent le déclassement que ceux ayant un bac professionnel (25 %).
- À l’inverse, les jeunes diplômés d’un bac +5 ou d’un CAP, situés aux extrêmes de l’échelle des diplômes, se sentent souvent moins déclassés.
Part de déclassement subjectif par catégorie socioprofessionnelle en % des personnes de 15 à 34 ans occupant des postes de travail qui déclarent avoir des compétences supérieures à ce qui est nécessaire pour faire leur travail :
- 26% pour les employés peu qualifiés,
- 22% pour les ouvriers peu qualifiés,
- 16% pour les employés qualifiés,
- 12% pour les professions intermédiaires,
- 10% pour les agriculteurs, artisans, commerçants, et chefs d’entreprise,
- 9% pour les cadres.
Le sentiment de déclassement diminue avec l’ancienneté dans le poste : cela peut s’expliquer par une évolution du poste occupé (plus de responsabilité dans le poste par exemple ou plus de mobilité).
Si les femmes se sentent aussi fréquemment déclassées, elles déclarent moins souvent que leurs compétences sont supérieures à ce qui est demandé dans leur travail.
À l’inverse de leurs aînés, les 15-30 ans souhaitent majoritairement exercer beaucoup de responsabilités.
- Ils sont en revanche moins en demande de « grande autonomie » dans leur travail, a fortiori lorsqu’ils exercent une profession intermédiaire (statut entre employé et cadre) ;
- Questionnés sur les raisons qui pourraient les conduire à une démission, ils évoquent le stress et la charge de travail avant de mauvaises relations entre collègues ou avec la hiérarchie ;
- Pour les deux tiers, ils sont majoritairement satisfaits de leur rémunération (en particulier les cadres et les professions intermédiaires) et estiment être payés en rapport avec leurs compétences.
Alors que chez les plus de 30 ans, 22 % ont un sentiment de déclassement, seuls 14 % des jeunes pensent qu’ils auront une moins bonne réussite que leurs parents (variable selon les catégories professionnelles). Une grande majorité (58 %) intègre le risque de connaître des périodes de chômage dans leur parcours professionnel.
Références

