Les principaux types de fin de contrat
Deux grandes classes de demandeurs ont été répertoriées par l’étude. Les demandeurs d’emploi en fin de contrat (50 %) et les ruptures de contrat (50 %).
Principales catégories des fins de contrat, les fins de contrat temporaire (CDD ou intérim) qui représentent 34 % de l’ensemble des demandeurs d’emploi indemnisés.
Le reste de ces demandeurs d’emploi sont les saisonniers, les intermittents du spectacle et les alternants.
Pour ce qui est des ruptures de contrat, on distingue les travailleurs licenciés pour faute (9 % de l’ensemble des demandeurs d’emploi indemnisés), les licenciés pour inaptitude (5 %) et les licenciés économiques (5 %). Les départs volontaires concernent essentiellement les ruptures conventionnelles (18 % de l’ensemble des demandeurs d’emploi indemnisés).
Les profils selon le sexe
S’il y a globalement un certain équilibre entre les hommes et les femmes entre quasiment toutes les fins de contrat, il existe une différence entre les intérimaires, plutôt des hommes plutôt dans l’industrie et les fins de CDD plutôt des femmes venant souvent des activités médico-sociales ou de l’action sociale. Chez les intermittents, les hommes sont plus présents que les femmes.
Selon l’âge
Quel que soit le type de fin de contrat, les jeunes sont plus touchés, mis à part, fait notable, pour les licenciements pour inaptitude qui touchent pour beaucoup les salariés autour de la soixantaine, les employés d’un particulier ou victimes d’un licenciement économique.
Les 35-40 ans utilisent largement la rupture conventionnelle aussi pratiquée pour les salariés autour de la soixantaine.
Selon le niveau de formation
Globalement ce sont les titulaires d’un CAP-BEP ou d’un Bac qui forment la majorité des demandeurs d’emploi pratiquement dans toutes les catégories de fin de contrat, mis à part les alternants et les intermittents du spectacle qui sont titulaires d’un diplôme d’enseignement supérieur. Les titulaires d’un CAP-BEP sont particulièrement victimes de licenciements quel que soit le motif. Les cadres sont plus touchés par les ruptures de contrat souvent choisies (rupture conventionnelle ou reconversion) que par les fins de contrat temporaire.
Pour finir, les allocataires qui travaillent se trouvent être plutôt ceux qui ont connu une fin de contrat temporaire (50 à 58 % de ces allocataires) tandis qu’ils sont moins nombreux chez les allocataires licenciés (33 à 46 %). Autre différence que le sexe chez les fins de contrats temporaires : on trouve plus de fins de mission d’intérim dans le nord de la France, plus industriel, alors que les CDD sont plutôt mieux repartis sur l’ensemble du territoire. Par ailleurs, il y a plus de demandeurs ayant signé une rupture conventionnelle dans le sud et les grandes agglomérations notamment la région parisienne.
Niveau d’indemnisation suivant le type de fin de contrat
Le niveau d’indemnisation est plus élevé pour les ruptures de contrat que pour les fins de contrats temporaires. Ainsi, dans les catégories les plus nombreuses, le montant de l’indemnisation moyenne par jour varie de 39 euros pour un licenciement pour inaptitude à 55 euros pour un licenciement économique (55 euros). Elle est de 49 euros par jour pour les ruptures conventionnelles qui par ailleurs sont indemnisées plus longtemps que les autres, provoquant des dépenses importantes et en progression pour le régime. Sujet qui devrait faire l’objet de discussions prochaines entre les partenaires sociaux.
Pour les fins de contrats temporaires, ce montant est de 33 euros pour une fin de mission d’intérim ou 31 euros pour une fin de CDD dans le privé et 30 euros pour une fin de CDD du secteur public.
Notons que pour les travailleurs frontaliers (1 % des demandeurs d’emploi indemnisés), l’indemnisation est de 69 euros par jour et celle des intermittents du spectacle (4 % des demandeurs d’emploi indemnisés) est de 49 euros.
Cette étude illustre assez bien les politiques de gestion du personnel des entreprises notamment selon le critère de l’âge. Fin de contrats temporaires ou périodes d’essai pour les jeunes, licenciements ou ruptures conventionnelles pour les salariés à l’approche de la soixantaine. Une preuve de plus de l’impact de ces politiques sur le taux d’occupation des jeunes et des salariés âgés, trop bas par rapport à nos partenaires étrangers. À méditer par les partenaires sociaux et particulièrement le patronat.
Source
- Unédic Allocataires de l’Assurance chômage
https://www.unedic.org/.../Allocataires-de-l-Assurance-chomage-diversite-des-profils-en-2024....pdf

